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Haïti: Liste des massacres commis sous des Duvalier

  • Saturday, Mar 23 2013
  • Written by  Jean-Philippe Belleau
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1957-1986: Régime dictatorial des Duvalier.

François Duvalier, connu sous le surnom de Papa Doc, est élu en 1957 avec le soutien de l’armée et gouverne jusqu’à sa mort en 1971. Son fils, Baby Doc, gouverne de 1971 à 1986. Le régime de Papa Doc, le plus brutal des deux, est responsable de 30 000 à 50 000 assassinats et exécutions et s’appuie pour cela sur une milice armée, les Tonton Macoutes (dont le nom officiel est : « Volontaires de la Sécurité Nationale » (VSN)), qui impose un règne de terreur sur la population haïtienne (Diederich et Burt, 1986). Ce régime est qualifié de « totalitaire » par Trouillot (1990) dans son étude détaillée des causes et des formes du Duvaliérisme.

Durant cette période, la plupart des tueries et exécutions concernent de petits nombres d’individus et ne peuvent ainsi figurer sur cette liste. Le nombre de prisonniers politiques exécutés, morts de faim ou qui ont succombé aux tortures dans les prisons, publiques et privées, demeure inconnu. Le régime ne maintient aucun véritable registre et ne sait ni ne cherche à savoir qui est emprisonné ou exécuté. Selon le chef de la police du palais national, Jean Tassy, 2 053 individus ont été tués de 1957 à 1967 dans les seuls locaux du quartier général de la police (Pierre-Charles, 1973:56).

Les groupes ciblés, outre les opposants au régime, n’obéissent à aucune logique qui puisse être définie en termes politiques traditionnels, ce qui fait que la violence Duvaliériste est fondamentalement nouvelle (Trouillot, 1990:166-170). En outre, pour la première fois dans l’histoire des tueries en Haiti, les femmes (Trouillot, 1990:153,167), les enfants et même les nourrissons constituent, selon les circonstances, une cible du régime. À plusieurs reprises, des jeunes enfants seront victimes de tortures.

Contrairement à ce qu’il s’est passé à l’issue d’autres dictatures latino-américaines, les efforts pour répertorier et documenter avec précision les tueries et exécutions n’ont pas abouti ni bénéficié d’un caractère officiel, la seule contribution à caractère exhaustif ayant été réalisée par une ONG, le CRESFED (Pierre-Charles, 2000). Pour une liste détaillée de quelques victimes de cette dictature, les sites Internet de deux organisations de victimes et d’universitaires basés aux États-Unis peuvent être consultés (Férère et Fordi9). Pour une liste détaillée des auteurs les plus emblématiques des exécutions et tueries commises par l’armée et les Macoutes, Pierre-Charles (2000:45-49) peut être consulté.

** (Trouillot, 1990; Pierre-Charles 1973 et 2000; Lemoine, 1996; Romulus, 1995)

1963, 26 avril : À Port-au-Prince, suite à une tentative d’enlèvement de Jean-Claude Duvalier, le fils de Papa Doc, les macoutes assassinent plusieurs familles présumées opposées au gouvernement. La tactique des macoutes consiste, lors de cette journée, à encercler le domicile d’un ou plusieurs opposants puis d’y mener un raid ; il y tuent alors ses habitants, personnes âgées, enfants, nourrissons et domestiques avec des armes de poing et des machettes avant de s’attaquer ensuite à la maison d’un autre présumé opposant au régime. Les familles Benoît, Edelyn et Paris sont exterminées, leurs corps laissés à la vue de tous sur les trottoirs devant leurs maisons. D’autres personnes sont assassinées dans la rue et parfois au volant de leurs voitures. Le bilan atteint une centaine de personnes. Plusieurs dizaines d’autres personnes sont emmenées à la prison de Fort-Dimanche à Port-au-Prince et « disparaîtront », une méthode plus tard employés par les régimes militaires au Chili (1973-1989), en Argentine (1976-1983) et au Brésil (1964-1985). La plupart des victimes sont issus des élites intellectuelles, sociales et militaires. L’enlèvement avait été orchestré par un proche du régime, Clément Barbot, macoute et ancien chef des services secrets de Papa Doc. * * * (Pierre-Charles, 2000:85-86 ; Avril, 1999:146-149 ; Entretiens avec témoins)

1964, août : Événement connu sous le nom de «  massacre des Vêpres jérémiennes». À Jérémie (sud-ouest du pays), des soldats de l’armée haïtienne menés par l’officier William Regala, les Lieutenants Abel Jérôme et Sony Borges et par les macoutes Sanette Balmir et St. Ange Bomtemps tuent 27 personnes (hommes, femmes et enfants), appartenant toutes à des familles de mulâtres éduquées. Tous les exécuteurs sont des familiers des personnes tuées. Plusieurs familles de Jérémie (Sansericq, Drouin et Villedrouin) sont exterminées. Un enfant de quatre ans, Stéphane Sansericq, est torturé devant sa mère avant d’être tué. Les macoutes Sony Borges et Gérard Brunache éteignent leurs cigarettes dans les yeux des enfants en pleurs.

Ces assassinats furent commis sur l’ordre de Papa Doc lui-même, dans le cadre d’opérations de représailles contre une guerrilla anti-Duvalier à l’état embryonnaire connu comme Jeune Haiti et qui venait de débarquer dans la région (mais dont aucun membre ne se trouvait à Jérémie). Les causes de cette tuerie incluent également des dimensions idéologiques et raciales: Duvalier s’appuyait sur le noirisme, une idéologie politique, une doctrine et un projet national qui prétendaient promouvoir les masses noires au détriment des « élites mulâtres ». La dictature de Duvalier ciblait ainsi les secteurs mulâtres de la société, ces derniers étant considérés non seulement comme susceptibles de joindre l’opposition mais également comme des membres illégitimes de la nation.

Aucun des responsables ou des auteurs de la tuerie n’a été jugé. William Regala, qui envoya l’ordre, depuis Port-au-Prince, de « frapper la famille Sansericq » sera « promu » en 1986, après le départ de Jean-Claude Duvalier, en devenant membre de la junte au pouvoir.

* * * (Chassagne, 1999:235-262 ; Pierre-Charles, 2000:94-102)

1964, juillet-septembre: À la suite d’une infiltration, le 24 juin 1964, dans la région du Sud-Est, d’une guérilla anti-Duvaliériste basée en République Dominicaine, les macoutes et l’armée déclenchent une vaste opération de répression et exécutent environ 600 personnes dans les localités de Mapou, Thiotte, Grand-Gosier et Belle-Anse. L’une de ces tueries est passée dans la mémoire populaire comme le « massacre des paysans de Thiotte ». Les macoutes exécutent hommes, femmes, enfants, nouveaux-nés et vieillards soupçonnées d’avoir aidé les rebelles ou de ne pas leur avoir résisté. Plusieurs familles comptant plusieurs dizaines de membres sont entièrement exterminées. Un enfant de l’une d’entre elles, âgé de neuf ans, réussit à s’échapper mais est plus tard arrêté puis conduit au Palais National où il aurait été mis à mort par François Duvalier lui-même.

* * (Pierre-Charles, 2000:90-94)

1967, 8 juin: 19 officiers et officiers supérieurs de l’armée d’Haïti sont exécutés à la prison de Fort-Dimanche par un peloton d’exécution sous les ordres de François Duvalier lui-même. Toutes les victimes sont Duvaliéristes et proches de la famille Duvalier ou de Papa Doc lui-même. Les raisons de cette exécution demeurent floues. Les 19 officiers auraient été soupçonnés ou accusés de trahison par Duvalier mais les historiens réfutent cette thèse et mettent l’accent sur les méthodes de terreur de Duvalier lui-même qui faisait parfois tuer ses fidèles pour s’assurer une soumission plus grande encore au sein de l’armée et de la population en général. Les dépositions de plusieurs officiers établissent qu’ils ne connaissaient pas les raisons de leur future exécution. Le peloton d’exécution, choisi par Duvalier lui-même, est uniquement composé d’officiers supérieurs amis ou parents des victimes.

*** (Avril, 150-174; Pierre-Charles, 2000:87-90)

1969, 5 avril: Événement connu sous le nom de «  massacre de Cazale  ». Dans le village de Cazale (parfois orthographié Casale ou Casal), au nord de Port-au-Prince, des soldats de l’armée et des macoutes tuent plusieurs dizaines de familles de paysans. Quelques semaines auparavant, des jeunes membres mulâtres du Parti Communiste Haïtien (parti persécuté par le régime), dont Alex Lamaute et Roger Méhu, s’étaient réfugiés dans cette commune, croyant se fondre dans une population considérée comme claire de peau (de nombreux soldats polonais s’y étant installés après la guerre d’indépendance). À la même époque, la population locale se trouve au coeur d’une dispute fiscale et refusait de payer des taxes sur les ventes de produits agricoles, s’aliénant ainsi le régime de Duvalier. Le 3 avril 1969, plusieurs macoutes se rendent dans la zone, mettent le feu à plusieurs maisons et violent un nombre indéterminé de femmes locales. Le jour suivant, après l’arrestation de deux leaders paysans locaux par les Macoutes, la population locale met le feu au bureau du maire et retire le drapeau noir et rouge du régime de Duvalier (le drapeau haïtien était bleu et rouge à l’origine). Le 5 avril, 500 soldats et macoutes se rendent à Cazale et commencent la tuerie. À la fin de la journé, 25 corps sont retrouvés mais 80 autres individus « sont disparus » (tournure grammaticale utilisée en Amérique Latine pour qualifier la disparition forcée pratiquée par les régimes dictatoriaux) pour ne jamais être retrouvés, ce qui représente la plus large disparition forcée sous les Duvaliers. Plusieurs familles ont été entièrement massacrées. Par ailleurs, 82 maisons ont été pillées et incendiées, le bétail tué ou volé, et les soldats qui sont demeurés dans le village ont plus tard forcé les femmes à danser et à « célébrer la victoire » de ces premiers. * * * (Benoit, 2003:6-9; Pierre-Charles, 2000:112-113)

1969, 14 avril : Une trentaine de jeunes membres du parti communiste haïtien, détenus à Fort-Dimanche, sont exécutés sur une esplanade adjacente à la prison. Une vague de répression frappe pendant l’année 1969 les membres et sympathisants de ce parti, principalement au Cap Haïtien et à Port-au-Prince. Les victimes sont évaluées par Pierre-Charles (2000) à plusieurs centaines.

* (Pierre-Charles, 2000:105-113).

1969, 22 juillet : Exécution de plusieurs centaines de prisonniers politiques de gauche, arrêtés les jours et semaines précédentes lors de vagues d’arrestation. Ils sont emmenés de Fort-Dimanche vers Ganthier, un village au nord-est de Port-au-Prince, où ils sont exécuté, de nuit, avant d’être enterrés dans une fosse commune.

* (Pierre-Charles, 2000:125-129)

1971, 21 avril – 1986, 7 février : Régime de Jean-Claude Duvalier (« Baby Doc »). Les macoutes et l’armée continuent d’imposer un régime de terreur et d’assassiner mais aucune tuerie de grande ampleur n’a lieu durant cette période.

1977, 21 septembre : Huit prisonniers politiques emprisonnés à Fort-Dimanche depuis plusieurs années sont retirés de leurs cellules et fusillés au Morne Christophe, à Port-au-Prince.

* * (Pierre-Charles, 2000:78).

1986, 31 janvier : Près de cent personnes sont tués dans la ville de Léogane (au sud-ouest de Port-au-Prince), lors d’une manifestation de paysans qui célébraient (prématurément) l’exil de Jean-Claude Duvalier, par un détachement de soldats menés par le colonel Samuel Jérémie. (Les rapports ultérieurs d’organisations internationales de droits de l’homme ne mentionnent pas cette tuerie.)

* (NCRH, 1986:27-28)

1986, 7 février : Déchouquage du régime Duvalier. À l’annonce de la fuite en exil de Jean-Claude Duvalier, une foule d’un demi million de personnes prend les rues de Port-au-Prince, fait la chasse aux macoutes et s’emploie à détruire les symboles de ce régime. Le nombre, même approximatif, de victimes demeure inconnu. Selon Hurbon (1987), des macoutes sont lapidés et d’autres brûlés vifs. À Delmas 31, la foule découvre et libère 7 détenus au domicile du macoute Ernst Bros (Pierre-Charles, 2000:56). La plupart des victimes de la justice populaire ont leurs domiciles en ville et représentent des chefs de moindre importance du macoutisme, voire de « méprisables malheureux » (Trouillot, 1990:155). Une cinquantaine d’Ougans et de mambos (prêtres et prêtresses Vodou) sont tués pour leurs liens ou supposés liens avec le régime des Duvalier, et des dizaines de personnes supposées être des loups-garous ou des sorciers sont lynchés par la foule.

* (Hurbon, 1987:10-11,155,143; NCHR, 1986:53-59 ; Entretiens avec témoins).

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